La Global Challenges Foundation a été fondée en 2012 par Laszlo Szombatfalvy, analyste financier et auteur suédois. Elle a pour vocation de contribuer à réduire les principaux problèmes et risques mondiaux qui menacent l’humanité.

Un nouveau monde globalisé

Le monde a radicalement changé au cours du dernier siècle. À de nombreux égards, ces changements ont été positifs. Le niveau de vie moyen s’est amélioré dans la plupart des pays, tout comme l’espérance de vie. Les avancées technologiques ont en outre contribué à la mondialisation de la société, aussi bien sur le plan économique que culturel.

Cette tendance foncièrement positive s’accompagne toutefois d’effets négatifs. Certains problèmes se sont amplifiés et de nouveaux risques menaçant l’humanité sont apparus. Le changement le plus radical réside peut-être dans la capacité des humains à nuire gravement, pour la première fois de leur histoire, à l’écosystème dont ils sont entièrement dépendants ; une voie sur laquelle ils se sont effectivement engagés.

La principale cause de ce phénomène est à chercher dans la croissance de la population terrestre, qui a quadruplé au cours des cent dernières années, notamment dans certains pays pauvres. Cette explosion démographique, qui s’est accompagnée d’une forte amélioration du niveau de vie dans de nombreux pays, a entraîné une augmentation de la consommation d’énergie et autres ressources naturelles. Ce qui a causé une dégradation à grande échelle de l’environnement, ainsi que des bouleversements climatiques.

La Global Challenges Foundation a identifié, en coopération avec d’éminents chercheurs, plusieurs risques susceptibles de menacer l’existence d’au moins un dixième de la population mondiale. Ces risques sont appelés risques de catastrophe planétaire. Leur description, ainsi que les résultats des récentes recherches dont ils ont fait l’objet sont présentés dans le rapport annuel sur les risques de la Fondation.

Principaux domaines d’action

En novembre 2016, la Global Challenges Foundation a invité des experts du monde entier à proposer des solutions pour gérer les défis mondiaux de manière plus efficace et plus équitable. Elle a décidé de se concentrer sur les cinq risques les plus importants et les plus urgents.

  • Le changement climatique est la menace la plus grande et la mieux connue pour l’existence de l’humanité. En signant l’accord de Paris en 2015, la plupart des chefs de gouvernement du monde se sont engagés à maintenir le réchauffement climatique global en dessous de 1,5-2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels. Le succès de cette entreprise demeure cependant incertain, d’autant plus si les États-Unis s’en tiennent à leur décision de se retirer de l’accord. L’autre source d’inquiétude réside dans le fait que, même si le réchauffement se limite à 2 degrés, les catastrophes climatiques à grande échelle se multiplieront.
  • Autres dégradations à grande échelle de l’environnement. L’écosystème terrestre constitue le fondement de toute vie humaine sur cette planète. À long terme, la surexploitation des ressources naturelles et les autres dégradations à grande échelle de l’environnement menacent l’approvisionnement en eau et en nourriture, ainsi que la résilience de l’écosystème.
  • La violence politique. La violence politique revêt des formes multiples : guerre interétatique, guerre civile, génocide et épuration ethnique. Au cours des dernières décennies, elle a entraîné des migrations massives et forcées, difficiles à gérer. À cela s’ajoute la menace latente d’une utilisation d’armes de destruction massive par certains États, qu’il s’agisse d’armes nucléaires, chimiques ou biologiques.
  • L’extrême pauvreté. Il ne s’agit pas d’une menace, mais d’une catastrophe permanente. Environ 10 % de la population mondiale vit actuellement en situation d’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,90 dollar (env. 1,60 euro) par jour. La plupart de ces personnes n’ont pas accès à l’eau potable ni aux services de santé de base. C’est pourquoi près de 16 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour, principalement de causes qui auraient pu être évitées. Une conséquence pour le moins tragique.
  • La croissance démographique. Selon les dernières estimations de l’ONU, la population mondiale devrait atteindre 11,2 milliards de personnes en 2100, contre près de 7,5 milliards aujourd’hui. Non seulement cette croissance rendrait plus difficile la lutte contre la pauvreté, mais elle augmenterait aussi considérablement les autres risques mondiaux et entraînerait des niveaux de migration sans précédent.

Des risques sous-estimés et un système politique obsolète

Ces cinq enjeux majeurs sont interdépendants et se nuisent mutuellement. Il est par conséquent impératif que les États du monde s’engagent dans une action commune immédiate. Ces risques représentant la plus grave menace contre l’humanité, ils devraient figurer en tête des préoccupations politiques internationales afin d’assurer la sécurité des générations actuelles et futures.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le système mondial, qui a été créé pour gérer les problèmes mondiaux – plus précisément les Nations Unies et ses organes subsidiaires – n’est pas en mesure de faire face aux vastes enjeux planétaires de manière efficace et équitable. Les mesures et décisions prises jusqu’ici se sont avérées inadaptées. Les risques et les problèmes subsistent, voire s’aggravent dans de nombreux cas, bien qu’ils soient connus depuis plusieurs décennies. Il y a deux explications à cela :

  • L’ampleur des difficultés a été sous-estimée en raison d’une mauvaise compréhension et d’une analyse des risques incomplète, voire inexistante.
  • Le système politique international n’a toujours pas été adapté à la communauté mondialisée d’aujourd’hui.

Quelles sont les actions de la Global Challenges Foundation ?

La Global Challenges Foundation poursuit deux voies parallèles en vue de réduire les risques mondiaux et les problèmes auxquels est confrontée l’humanité :

1. Développer les connaissances et sensibiliser les responsables politiques, les leaders d’opinion et le grand public aux principaux risques et problèmes planétaires.

2. Stimuler le débat et la réflexion autour de nouveaux modèles de gestion plus efficaces et plus équitables des principaux enjeux et menaces planétaires.

Depuis sa création en 2012, la Global Challenges Foundation a lancé et soutenu divers projets en phase avec ses objectifs. Les principaux projets en cours sont les suivants :

  • Concours Global Challenges 2017. Ce concours invite les participants du monde entier à proposer de nouveaux modèles de gestion des principaux risques et problèmes planétaires. Il est doté d’un prix de 5 millions de dollars US qui sera remis au(x) meilleur(s) dossier(s) en mai 2018.
  • Défis mondiaux à l’École de Commerce de Stockholm. La Fondation a fait un don de 40 millions de couronnes suédoises (env. 4,2 millions d’euros) pour la création d’un cursus Global Challenges à l’École de Commerce de Stockholm.
  • Rapports périodiques. La Global Challenges Foundation collabore avec des chercheurs et des intellectuels du monde entier pour exposer les faits et idées concernant les risques mondiaux et la manière de les maîtriser.
  • Enquêtes. La Global Challenges Foundation a commandé à deux reprises (en 2014 et en 2017) une enquête interrogeant les citoyens de différents pays sur leur appréciation des risques mondiaux et sur le meilleur moyen de les gérer.
  • Événements. La Global Challenges Foundation s’engage continuellement, en qualité d’initiateur, de participant ou de sponsor, dans divers séminaires et conférences internationaux consacrés aux risques mondiaux et à la gouvernance mondiale.

En savoir plus. Pour de plus amples informations sur les défis et risques mondiaux, rendez-vous sur la rubrique « Notre approche », où vous pouvez télécharger le livre de Laszlo Szombatfalvy, Les plus grands défis de notre temps, publié pour la première fois en 2010. La plupart des rapports et enquêtes publiés par la Global Challenges Foundation peuvent être téléchargés sur le site web de la Fondation.

La Global Challenges Foundation s’engage à favoriser une meilleure compréhension et une meilleure connaissance des risques de catastrophe planétaire. Les projets de recherche spécifiques qui bénéficient du soutien financier de la Fondation sont menés en toute indépendance par différents chercheurs, sans que la Fondation intervienne de quelque manière que ce soit. Les résultats de ces recherches et leur publication relèvent, par conséquent, de l’entière responsabilité des chercheurs et ne reflètent pas forcément la position de la Fondation.